Cap sur 2011!

Publié 2 février 2011 par ebouletotalecie
Catégories : L'Eboule à l'oeuvre

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Cap sur « L’Ile des chèvres »….

Les répétitions ont sérieusement repris en ce début d’année. Les personnages se dessinent peu à peu, les liens des uns envers les autres, la mise en espace. Nos mémoires impriment petit à petit l’acte II.

Objectif: être prêts avant l’été, pour vous inviter à découvrir cette pièce pas si connue d’Ugo Betti dans un théâtre parisien.

En attendant, on continue de vous faire suivre de temps en temps nos exercices et nos avancées sur les 3 Coups de l’Eboule…

Gagnez deux places pour Le week-end du 4 (mais allez-y quand vous voulez…)

Publié 22 décembre 2010 par Aude Etc.
Catégories : Non classé

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Envie de passer un week-end sympa entre amis dans un endroit hors du commun? Ca tombe bien, c’est votre cadeau de Noël. Si si, ce n’est pas le test des bouteilles de champagne du réveillon qui nous le fait dire: l’Eboule Totale Compagnie vous fait gagner 2 places pour la pièce  « Le week-end du 4 » , qui se jouera dès le 26 janvier au Ciné 13.

« Il n’y a pas de meilleur terreau à l’humour que le drame ». Voici une note d’intention qui annonce de belles couleurs. Elle se traduit dans l’histoire de Xavier, Raphael, Jeff et Adam, amis depuis 15 ans, qui se retrouvent comme tous les étés pour un week end. Mais quand on a 25 ans, la vie rapproche les uns, éloigne les autres, et met tout le monde à l’épreuve. Et ce week-end du 4 entre rires et larmes réserve aux liens d’amitié une surprise qui peut les défaire autant que les renforcer…

Pour profiter de cette comédie dramatique, il va falloir prendre la plume. Bien oui, des invitations au Ciné 13, avec ses larges fauteuils confortables et son côté atypique d’ancien cinéma reconverti en théâtre, en + au coeur de Montmartre, ça se mérite!

Le principe: racontez le week-end le plus drôle/insolite/inattendu que vous ayez vécu entre amis. 2 pages maximum. Le plus imaginatif, comique, émouvant, brillant, intelligent, singulier, merveilleux, formidable, extravagant etc. l’emportera. Bref, une fois votre créativité jetée sur le papier, envoyez votre prose à jeuconcours.wedu4@yahoo.fr .

Vous avez jusqu’au 5 janvier minuit pour boire de l’absinthe, lire Baudelaire et écrire. Ou regarder un bon Woody Allen histoire d’avoir de l’inspiration.

Le gagnant se verra donc offrir deux places pour la date de son choix.

D’ici là, l’Eboule Totale Compagnie vous souhaite d’excellentes fêtes!

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Aux prises avec le lâcher prise

Publié 14 octobre 2010 par Aude Etc.
Catégories : L'Eboule à l'oeuvre

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Une expression revient fréquemment dans les répétitions et cours de théâtre: le lâcher prise. Une expression clé, à laquelle vous finissez par penser tout le temps, refusant donc de lâcher prise sur la question du lâcher prise.

Ce petit billet est une commande d’un comédien de la troupe avec lequel nous avons du nous prêter à un exercice sur ce thème, non sans peine. Mais d’abord: qu’est-ce que le lâcher prise? La notion peut paraître floue. Dans un dico on trouvera « fait de prendre de la distance avec ce qui est source de stress ». Facile à dire. La chroniqueuse qui citait cette définition en a donné un élargissement particulièrement intéressant dans un article de La Tribune (à lire ici), qui mérite grande attention – rien d’artistique dans ce journal et pourtant cette chronique s’adressant aux cadres est précieuse pour un comédien. Le lâcher prise serait « comprendre qu’il y a une certaine vertu et un apaisement à prendre les aléas de la vie, mais aussi les joies comme elles nous viennent » car « ce n’est pas la réalité qui créer notre mal-être. C’est notre interprétation ». En conclusion, c’est « essayer de laisser advenir, de renoncer à la tentation du contrôle, perdre de vue nos préoccupations habituelles, nos certitudes, changer de façon de penser, d’appréhender le monde et les autres ».

Transposé à la scène, ce serait accepter ses émotions, ses sensations, ce qui vient de la chair. Les recevoir pour les donner. Laisser sortir l’amour, la colère, la tristesse, la surprise; libéré de la peur que cela suscite de les ressentir. Avoir le droit de ne pas tout maîtriser. Mais tout en maîtrisant cet abandon, puisqu’il y a dans le jeu un objectif, une tension dramatique – et oui, rien n’est simple.

Puis il y a une mise à nu dans tout cela et on ne veut pas non plus s’offrir comme ça. Puis une question de tempérament. Des gens qui ne s’énervent jamais. Comme nous 2 pauvres comédiens qui essayions vainement de nous mettre en colère contre la metteuse en scène qui nous provoquait dans des improvisations sur la dispute. Et qui finissait par être plus énervée que nous à nous voir dans l’impossibilité de ressentir et laisser sortir de la colère,  dans cette sérénité réelle ou contrainte par un verrouillage des émotions…

Alors comment faire. Travailler sur les images ou pensées qui suscitent l’émotion, développer son imagination pour se mettre le plus concrètement dans une situation? C’est indispensable, mais même quand l’émotion est là il faut savoir l’étendre, jouer avec.

Le lâcher prise est sans doute un travail perpétuel, une problématique qui se pose en permanence et à laquelle ce modeste billet ne peut sans doute pas apporter de réponse définitive. Mais il y a une question qui peut aider: « Que peut-il arriver de pire? ». Va-t-on tomber raide sur scène après une scène de ménage? Rester rouge toute sa vie après une explosion de joie? Devoir se faire opérer des canaux lacrymaux après avoir pleuré comme une madeleine? Pourquoi sommes-nous si attachés à contrôler? Avons-nous si peur de ne pas gérer nos limites qu’on les pose trop tôt?

Un de mes profs disait récemment que le comédien avait du plaisir à jouer la souffrance, qu’il ne fallait pas croire que jouer c’était sérieux. Faut-il sortir de l’esprit judéo-chrétien et d’expériences personnelles passées pour se défaire de la culpabilité du plaisir?

En tout cas après la répétition, nous sommes allés prendre un verre dans un bar qui diffusait I don’t blame you, de Cat Power. Une chanson absolument magnifique, idéale pour méditer sur le lâcher prise et ensuite…ne plus y penser.

Le désaccord du corps

Publié 21 septembre 2010 par Aude Etc.
Catégories : L'Eboule à l'oeuvre

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C’est la reprise des répétitions pour l’Eboule Totale Compagnie. Après Cinq filles couleur pêche, place à L’île des chèvres. Dans cette pièce, chacun a ses secrets, mais parfois, l’espace d’un instant, la vérité transparaît à travers quelque chose que les personnages ne parviennent pas toujours à contrôler : leur corps.

Il n’en faut pas plus pour trouver prétexte à un exercice…qui rend chèvre : s’efforcer dans un dialogue à dire l’inverse de ce que son corps exprime. Ou plutôt à faire dire à son corps l’inverse de ce que l’on dit. Bref : oublier le sens des mots pour que ça soit le corps qui parle.

Exemple appliqué dans l’exercice : une scène entre deux protagonistes où le premier est amoureux du second, qui ne l’aime pas. L’amoureux doit faire sa déclaration avec les mots les plus tendres possibles tandis que son corps doit exprimer le rejet le plus profond. A l’inverse, l’aimé qui n’aime pas doit dire l’impossibilité de la relation tandis que son corps doit exprimer l’attirance la plus absolue. C’est dire je t’aime en repoussant l’autre le plus loin possible de la salle tandis qu’il vous dit qu’il vous déteste en vous prenant dans ses bras. Les deux comédiens se prêtant à l’exercice – ressemblent, certes, à des personnes ayant perdu tout sens commun – mais surtout s’aperçoivent qu’ils finissent par oublier complètement ce qu’ils disent textuellement, et que les mots n’ont plus d’importance. Ceux-ci  s’effacent pour laisser place à l’idée manifestée par les gestes et l’expression corporelle.

Excellent entrainement donc, pour se rappeler qu’au théâtre, c’est le corps et non le texte qui a le dernier mot.

L’exercice est évidemment à garder pour la scène.  Dans la vie, pour votre bien-être et celui de vos interlocuteurs, il vaut mieux que le corps soit…en accord avec le cœur.

Deux semaines et demies…

Publié 18 mai 2010 par Aude Etc.
Catégories : L'Eboule à l'oeuvre

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Oui, à l’approche des représentations, nous vivons des moments presque aussi excitants que Mickey Rourke et Kim Basinger dans « 9 semaines et demies ». Mais sur un plan légèrement différent, donc je réduis le délai. Et rassurez vous il n’y a aucune scène sadomasochiste dans Cinq filles couleur pêche d’Allan Ball (quoique pour certaines d’entre nous, se refaire aux talons hauts peut s’y apparenter).

Le texte, les accessoires, la nouvelle mise en scène. La nécessité d’articuler, de dégager l’énergie. Et, le stress, inévitablement. « Tous les soirs, le risque du pire ou du meilleur se présente aux acteurs sous l’aspect d’un trac qui ne les quittera jamais durant toute la période où la pièce sera donnée. Cette insatisfaction, cette peur constante viennent peut-être de ce sentiment que la représentation ne sera jamais qu’une « ultime répétition » ».  Aux hasards des lectures se rencontrent aussi des échos particulièrement signifiants. 

Mais tout cela fait la singularité de la chose et amène ce pourquoi nous jouons: le plaisir. Et l’envie qu’il soit partagé. Alors nous partons sur la grande ligne droite des dernières répétitions, nos week-ends sont bouclés dans l’objectif avoué mais non prétentieux de vous en faire passer un bon quand vous viendrez nous voir.

Si vous assistez au mariage dont s’enfuient les cinq filles couleur pêche, ce sera la meilleure récompense de ces jours passés à travailler sur cette chronique piquante de la société moderne; de ces heures passées à se demander ce que Julia craint des hommes et d’elle-même, ce contre quoi Margaret est en colère, ce qui fait de Brenda un roc extravagant, ce que défend France, ce qui attache Georgia à son romantisme, et ce pourquoi Monsieur Tripp Davenport est un peu de douceur dans un monde de brutes…

Nous vous attendons donc les jeudi 03 juin – samedi 05 juin et dimanche 06 juin, à 19h.

Au Théâtre des Deux Rêves
5 Passage de Thionville, 75019 Paris
Métro Laumière (ligne 5) ou Crimée (ligne 7)

Tarif : 12 € /  Tarif réduit : 8 € (étudiants, séniors, chômeurs) / Tarif mécène sans plafond.

Réservation : eboule.totale@gmail.com (indiquez le jour, nom/prénom, nombre de personnes)

C’est complet pour jeudi!! Presque pour samedi, si vous voulez être tranquilles, venez dimanche!

Nous espérons qu’à cette demande en mariage théâtrale, vous nous répondrez: oui!

Parler sans rien dire

Publié 12 avril 2010 par Aude Etc.
Catégories : L'Eboule à l'oeuvre

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Quand on commence le théâtre, on est, souvent, profondément attaché aux mots. On est tombé un peu amoureux d’eux alors on ne veut pas les quitter comme ça…Puis on glisse petit à petit vers une séparation salvatrice : on apprend à parler sans les utiliser.

Le « langage imaginaire » est alors un outil plus que précieux pour les comédiens. Il consiste à n’utiliser que des syllabes ou des onomatopées pour parler et faire semblant de dire quelque chose qui a un sens – mais en fait quand vous l’utilisez vous ressemblez à un échappé d’asile ou à un voyageur d’une contrée lointaine où les habitants parlent un mélange de japonais, africain et russe…

Lors d’une dernière répétition de Cinq filles couleur pêche, nous avons utilisé ce « langage inventé » pour apprendre à libérer les corps, parfois trop figés sur scène. Contrainte de l’exercice: devoir exprimer une attitude en utilisant uniquement cette façon de « communiquer ».

Deux comédiens doivent alors se parler en langage imaginaire. Le premier (A) raconte un problème à son interlocuteur (B), qui doit tour à tour exprimer :

le jugement positif: B soutient A dans ses propos, il adhère à ce qu’il lui explique et trouve que A a très bien réagi dans la situation expliquée, dans l’esprit What a wonderful world.

le jugement négatif: B n’est absolument pas d’accord avec A et estime que son attitude mérite réprobation, dans l’esprit remix d’Amy Winehouse: I know you’re no good.

l’écoute contrainte : B écoute ce que lui raconte A parce qu’il l’aime beaucoup, mais vraiment, au fond, ça l’intéresse autant qu’une émission Chasse et Pêche sur l’enfumage des terriers…

– l’écoute attentive et curieuse: B est complètement fasciné parce que ce que A lui raconte et veut connaître les moindres détails de l’histoire évoquée, de l’heure du RDV à la couleur de la moquette.

l’empathie: B comprend parfaitement ce que A lui raconte, il parvient à se mettre à sa place et à ressentir ce que B lui fait partager. On rêve tous d’amis comme ça.

l’interprétation: B « joue les psys » et explique à  A d’où vient son problème, façon Freud et Dolto réunis. 

L’utilisation du langage imaginaire dans toutes ces situations produit l’effet escompté: comme l’esprit se libère de la contrainte du sens et ne peut plus s’appuyer sur les mots pour exprimer un ressenti, tout bascule sur le corps. Puisque l’on ne peut plus se rattacher au langage concret pour manifester son émotion ou son intention, on utilise des roues de secours qui sont pourtant essentielles dans le jeu : le regard, les gestes et la position des mains ou des bras, le sourire, la posture, etc. .

Les transports sont en grève? Vous y allez à pied ou en vélo, l’important c’est d’arriver à destination. L’on réagit un peu pareil pour s’exprimer.

Une fois le corps libéré, il doit apprendre à fonctionner de la même façon quand il s’associe au langage « réel ». L’avantage de ce genre d’exercice est qu’une fois que le corps a franchi un cap, il le garde en mémoire.

Tout ça est finalement une  nouvelle occasion, et assez ludique en plus, de réfléchir à « ce que parler veut dire »…

2010, année de l’île des pêches

Publié 19 janvier 2010 par Aude Etc.
Catégories : L'Eboule à l'oeuvre

En ces premiers jours d’une nouvelle décennie,  l’Eboule Totale Compagnie vous souhaite une merveilleuse année 2010!

Qu’elle soit synonyme d’une santé éclatante; de grandes histoires d’amour amicales, artistiques et théâtrales (et… amoureuses, cela va de soit) ; de longues heures passées à lire et commenter les articles des 3coupsdeleboule;  d’excellents moments passés avec ceux qui vous sont chers,  notamment lors des représentations de l’Eboule Totale Compagnie qui se dérouleront cette année…!

Ceci se prête à une belle transition vers la pièce que la troupe présentera  pour la saison 2010.

Après maintes lectures, notre choix s’est porté vers une pièce qui nous permettra de travailler sur des thèmes et des rôles en contraste avec ceux de Cinq filles couleur pêche  que nous avions présenté en 2009.

L’île des chèvres d’Ugo Betti est en effet une oeuvre marquée par une atmosphère trouble, des rapports dérangeants entre les personnages, une intrigue qui montre le basculement d’un système de valeur que chacun croyait, ou aurait voulu, stable.

La pièce nous plonge dans l’univers de trois femmes (Agata, la mère; Sylvia, sa fille; et Pia, belle soeur d’Agata) vivant dans une maison dont l’insularité ne fait que renforcer l’isolement. Une autarcie qui va prendre fin avec l’arrivée d’un étrange voyageur, se prétendant ami du mari décédé d’Agata.

Angelo, homme aussi mystérieux que séducteur, va alors ouvrir une boîte de pandore, tenter d’exercer son pouvoir  sur chacune des femmes et bouleverser un ordre moral et affectif qui n’était établi qu’en apparence…

Nous vous attendrons avec impatience à l’automne 2010 pour les représentations de cette pièce.

D’ici là, nous vous donneront rendez-vous au printemps pour de nouvelles représentations de Cinq filles couleur pêche

L’aventure continue donc, et ne fait que commencer, en cette année 2010, déclarée année de l’île des pêches.

En espérant que vous la vivrez, cette année encore, avec nous…