Archive pour décembre 2009

Corps à haute tension…

17 décembre 2009

Lors d’une répétition on a fait un exercice assez singulier qui permet de travailler les « tensions corporelles », en résumé: les différentes attitudes que le corps doit adopter et l’énergie qu’il doit dégager pour exprimer une intention contenue dans un texte.

A chaque tension correspond un imaginaire dans lequel c’est réellement drôle de se plonger. Se projeter dans un lieu et une situation permet de faire ressortir l’intention à travers le corps et les expressions du visage.

Chanter « Joyeux anniversaire » en adoptant les différentes tensions corporelles rend le tout absolument hilarant pour ceux qui vous regardent faire l’exercice et permet pour celui qui le réalise de bien affiner l’intention en la faisant varier sur une même phrase.

Voici quelques unes des tensions explorées cette séance: 

La joie: vous entrez dans un lieu sublime, disons la Chapelle Sixtine, et ça vous met dans un état total d’émerveillement. Vous êtes a new soul.

La fatigue/maladie: vous avez attrapé une terrible grippe, pire que le H1N1, Ca vous a fait oublié votre prénom et comment on fait pour marcher. C’est l’ épuisé au bout de l’épuisement.

La détermination: vous êtes dans le métro et vous devez l’avoir ce prochain métro, vous vous dirigez vers un point précis, et + vite vous y êtes, mieux c’est. Un bon moyen pour s’entrainer est de faire plein de mouvement dans une salle en disant à voix haute chacun d’eux (« je touche la poignée, je m’assoie, je croise les jambes, je me relève… ») 

L’ado attitude: vous avez le temps, la vie est belle et elle est entièrement devant vous. Vous êtes cool quoi…

La nervosité: vous êtes Louis de Funès en phase d’explosion. Vous avez retenu 2386 ans d’agacement et de colère et aujourd’hui, c’est le jour où ça sort…

Le malaise maladroit: tout ce que vous entreprenez échoue: la fermeture de votre maudit de sac se bloque, ce fichu pantalon remonte toute les 30 secondes, tout ce que vous prenez tombe et en + les gens viennent se cogner contre vous, bref, ce genre de journée où vous gesticulez partout pour fuir cette non-coopération des personnes et des objets.

Après être passé par tout ça en y croyant du plus profond de son être (si si, la chapelle sixtine, Louis de Funes et la grippe, on a tout bien visualisé…) on comprend à 200 %  le sens de l’expression « se mettre dans tous ses états »…