En juin, venez nous voir, ce sera bien…

Posted 2 février 2010 by audinette,etc.
Categories: L'Eboule à l'oeuvre

Les cinq filles couleur pêche d’Allan Ball vous donnent officiellement rendez-vous au Théâtre des deux rêves pour de nouvelles représentations le jeudi 3 juin, le samedi 5 juin et le dimanche 6 juin 2010 à 19h!

Venez nombreux à ce mariage hors du commun…

Tenue (in)correcte exigée.

Réservation:

Lina au 06 23 47 08 86 ou Victoria au 06 86 22 40 84
 eboule.totale@gmail.com

(indiquez le jour, nom/prénom, nombre de personnes)

Lieu:

Théâtre des Deux Rêves
5 Passage de Thionville, 75019 Paris
Métro Laumière (ligne 5) ou Crimée (ligne 7)

Hindi Zahra:un métissage « Handmade »

Posted 2 février 2010 by audinette,etc.
Categories: Dans nos oreilles, Les (trois) coups de coeur de l'Eboule

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Comme quoi, FIP est une bonne radio…Un soir il y avait une session live, invitant une artiste dont je n’avais jamais entendue parler jusqu’à lors: Hindi Zahra. L’une des phrases de la première chanson me reste dans la tête « life is a game, it’s always the same, when you give you receive », sur un rythme mêlant style blues et musique orientale. C’était le titre « Try ».

En trouvant son album Handmade sorti dans les bacs en décembre dernier, j’ai découvert une petite merveille. La chanteuse franco-marocaine y allie avec talent rock, blues et rythmes traditionnels de musique marocaine.  L’album alterne chansons aux percussions soft (« Beautiful tango ») et morceaux proches du rock indé (« Music« ).

Un conseil: « Stand up » (ici en live) peut devenir votre cocktail miracle pour une journée ensoleillée même en plein coeur de février.

En définitive, dans notre ère ultra-industrialisée,  rien ne remplace le fait-main…

2010, année de l’île des pêches

Posted 19 janvier 2010 by audinette,etc.
Categories: L'Eboule à l'oeuvre

En ces premiers jours d’une nouvelle décennie,  l’Eboule Totale Compagnie vous souhaite une merveilleuse année 2010!

Qu’elle soit synonyme d’une santé éclatante; de grandes histoires d’amour amicales, artistiques et théâtrales (et… amoureuses, cela va de soit) ; de longues heures passées à lire et commenter les articles des 3coupsdeleboule;  d’excellents moments passés avec ceux qui vous sont chers,  notamment lors des représentations de l’Eboule Totale Compagnie qui se dérouleront cette année…!

Ceci se prête à une belle transition vers la pièce que la troupe présentera  pour la saison 2010.

Après maintes lectures, notre choix s’est porté vers une pièce qui nous permettra de travailler sur des thèmes et des rôles en contraste avec ceux de Cinq filles couleur pêche  que nous avions présenté en 2009.

L’île des chèvres d’Ugo Betti est en effet une oeuvre marquée par une atmosphère trouble, des rapports dérangeants entre les personnages, une intrigue qui montre le basculement d’un système de valeur que chacun croyait, ou aurait voulu, stable.

La pièce nous plonge dans l’univers de trois femmes (Agata, la mère; Sylvia, sa fille; et Pia, belle soeur d’Agata) vivant dans une maison dont l’insularité ne fait que renforcer l’isolement. Une autarcie qui va prendre fin avec l’arrivée d’un étrange voyageur, se prétendant ami du mari décédé d’Agata.

Angelo, homme aussi mystérieux que séducteur, va alors ouvrir une boîte de pandore, tenter d’exercer son pouvoir  sur chacune des femmes et bouleverser un ordre moral et affectif qui n’était établi qu’en apparence…

Nous vous attendrons avec impatience à l’automne 2010 pour les représentations de cette pièce.

D’ici là, nous vous donneront rendez-vous au printemps pour de nouvelles représentations de Cinq filles couleur pêche

L’aventure continue donc, et ne fait que commencer, en cette année 2010, déclarée année de l’île des pêches.

En espérant que vous la vivrez, cette année encore, avec nous…

Retrospectives avant perspectives

Posted 31 décembre 2009 by audinette,etc.
Categories: Les (trois) coups de coeur de l'Eboule

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Plus que quelques heures et nous basculerons vers 2010…

Fin des années 2000, on ajoute une dizaine! Ca vaut bien un petit palmarès, aussi subjectif soit-il, des plus belles découvertes de cette année.

Merci au blog Artyficielles qui me permet de vous renvoyer vers des critiques !

C’est parti:

Meilleur film: Mère et fille, réalisé par Julie Lopes-Curval, avec Catherine Deneuve et Marina Hands. Pour tout ce que ça met en lumière sur les liens qui se nouent et se dénouent au sein d’une famille et plus largement d’une existence. Ca a été dur parce que j’aurai bien mis Les noces rebelles, Slumdog millionnaire ou Un prophète, mais bon dans la vie, on ne peut pas tout avoir…

Meilleur livre: Une gourmandise de Muriel Barbery, ce voyage dans tous les souvenirs d’un homme sur le point de quitter le monde pour retrouver une saveur qui le hante. Je sais, ce n’est pas paru en 2009, mais c’est l’année où je l’ai lu et c’est tellement bien écrit que ça mérite une forme d’intemporalité. Puis ça nous emmène au Maroc, en Normandie…encore mieux que les compagnies low-cost!

Meilleur CD: La superbe de Benjamin Biolay. C’est sensible, beau, singulier. Un titre comme Ton héritage on n’en écoute pas tous les jours. Et puis il y a tellement de gens qui n’aiment pas Benjamin Biolay qu’il faut bien défendre un peu les talents français qui sortent de l’ordinaire…

Meilleure pièce: pour la comédie sans hésitation La nuit des rois de Shakespeare, mis en scène par Nicolas Briançon (voir le petit billet qui en fait l’éloge) et dans un registre plus sérieux: Des Gens de Depardon mis en scène/avec Zabou Breitman.

Et en dernière minute, je mettrais en révélation musicale de l’année, The XX, la nouvelle sensation du rock anglais. Un rock plutôt soft, certes, mais pour se remettre des coupettes de champagne de fin d’année ce sera l’idéal. The XX, ça ne se commente pas, ça s’écoute (moi pressée d’aller faire le réveillon?! Mais non je vous assure, the XX ça laisse sans voix, c’est tout) alors voici 3 titres essentiels: Shelter qu’on entend sur Nova, Crystallised,et le best des best :  Infinity.  

Après vous avoir demandé ce que serait votre palmarès à vous, il ne me reste qu’à vous souhaiter un très bon réveillon pour finir 2009 en beauté avant d’entamer 2010 avec panache! On aura RDV avec Gainsbourg vie héroïque janvier, Edvard Munch à la Pinacothèque en février, 40 ans de création d’Yves Saint Laurent au Petit Palais en mars, etc. et bien sûr  la pièce 2010 de l’Eboule Totale Compagnie. Laquelle? Ca, ce sera à suivre dans les premiers billets de l’année prochaine…!

Très beau réveillon à tous.

Corps à haute tension…

Posted 17 décembre 2009 by audinette,etc.
Categories: L'Eboule à l'oeuvre

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Lors d’une répétition on a fait un exercice assez singulier qui permet de travailler les « tensions corporelles », en résumé: les différentes attitudes que le corps doit adopter et l’énergie qu’il doit dégager pour exprimer une intention contenue dans un texte.

A chaque tension correspond un imaginaire dans lequel c’est réellement drôle de se plonger. Se projeter dans un lieu et une situation permet de faire ressortir l’intention à travers le corps et les expressions du visage.

Chanter « Joyeux anniversaire » en adoptant les différentes tensions corporelles rend le tout absolument hilarant pour ceux qui vous regardent faire l’exercice et permet pour celui qui le réalise de bien affiner l’intention en la faisant varier sur une même phrase.

Voici quelques unes des tensions explorées cette séance: 

La joie: vous entrez dans un lieu sublime, disons la Chapelle Sixtine, et ça vous met dans un état total d’émerveillement. Vous êtes a new soul.

La fatigue/maladie: vous avez attrapé une terrible grippe, pire que le H1N1, Ca vous a fait oublié votre prénom et comment on fait pour marcher. C’est l’ épuisé au bout de l’épuisement.

La détermination: vous êtes dans le métro et vous devez l’avoir ce prochain métro, vous vous dirigez vers un point précis, et + vite vous y êtes, mieux c’est. Un bon moyen pour s’entrainer est de faire plein de mouvement dans une salle en disant à voix haute chacun d’eux (« je touche la poignée, je m’assoie, je croise les jambes, je me relève… ») 

L’ado attitude: vous avez le temps, la vie est belle et elle est entièrement devant vous. Vous êtes cool quoi…

La nervosité: vous êtes Louis de Funès en phase d’explosion. Vous avez retenu 2386 ans d’agacement et de colère et aujourd’hui, c’est le jour où ça sort…

Le malaise maladroit: tout ce que vous entreprenez échoue: la fermeture de votre maudit de sac se bloque, ce fichu pantalon remonte toute les 30 secondes, tout ce que vous prenez tombe et en + les gens viennent se cogner contre vous, bref, ce genre de journée où vous gesticulez partout pour fuir cette non-coopération des personnes et des objets.

Après être passé par tout ça en y croyant du plus profond de son être (si si, la chapelle sixtine, Louis de Funes et la grippe, on a tout bien visualisé…) on comprend à 200 %  le sens de l’expression  »se mettre dans tous ses états »…

Une nuit des rois où le rire règne en maître

Posted 4 décembre 2009 by audinette,etc.
Categories: Les (trois) coups de coeur de l'Eboule, Sur les planches

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J’ai attendu le dernier mois de l’année pour aller voir la meilleure pièce de l’année, La nuit des rois, actuellement au théâtre Comédia.

Comme quoi, Shakespeare, ce n’est pas seulement le drame et le romantisme flamboyant d’Hamlet et de Roméo et Juliette. C’est aussi tout un monde de fantaisies, de malentendus malicieux et de personnages haut en couleur et hilarants.

La Nuit des rois est une pièce génialissime en elle-même: Viola est échouée d’un navire et va se réfugier à la cours du duc d’Orsini, déguisée sous les traits d’un page, Césario. Le duc aime la reine Olivia, Viola tombe amoureuse du duc, Olivia s’éprend de Viola déguisée en Césario. Il est utile de préciser que l’oncle d’Olivia, Sir Toby BelchSir, est un ivrogne notoire flanqué d’un compagnon tout aussi loufoque, et que Malvolio, l’intendant bouffi d’orgeuil d’Olivia, va payer cher en ridicule son mépris vis-à-vis des autres serviteurs. Tout ça sous les yeux du fou d’Olivia, Feste. Ce petit monde brille d’effervescence, avec des imbroglios prétextes à des situations et des dialogues drôlissimes au possible.

Et c’est servi sur un plateau doré à la Comédia  par des comédiens aussi excellents les uns que les autres, et qui s’amusent autant que nous. Je me demande même si Yves Pignot était vraiment sobre pour jouer aussi bien un Sir noyé dans l’alcool du soir au matin et du matin au soir…(comme il dit, se coucher après minuit, c’est se lever tôt!). Ce serait un crime de ne pas dire tout spécialement un mot sur Henri Courseaux, qui nous a valu le plus grand fou rire de la pièce en intendant transformé en Chippendale version Shakespeare…

Chapeau bas aussi à une mise en scène qui, avec 2 planches et 3 lumières maximum, donne de superbes effets visuels.

Fou du roi, fou rire, amour fou….une nuit de folie vous attend à la Nuit des rois, pièce reine.

Voir aussi sur cette pièce le bon billet de ChaCha sur http://artyficielles.wordpress.com/2009/12/06/la-nuit-des-rois-en-un-mot-courez-y/

La Nuit des rois – mis en scène par Nicolas Briançon avec Sara Giraudeau, Arié Elmaleh, Chloé Lambert, Henri Courseaux, Yves Pignot, Yannis Baraban, Jean-paul Bordes, François Siener, Emilie Cazenave, Thibaud Lacour, Aurore Staudercauchy, Sophie Mercier, Pierre-Alain Leleu

Jusqu’au 3 janvier 2010 au théâtre Comédia

du mardi au vendredi à 20h30
le samedi à 17h et 21h
le dimanche à 17h

Places de 17 € à 52 €

Mina Tindle: To create many great things

Posted 3 décembre 2009 by audinette,etc.
Categories: Dans nos oreilles, Les (trois) coups de coeur de l'Eboule

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Il y a cette voix qui perce et ces mélodies qui vous emmènent. Ecouter Mina Tindle, c’est  comme prendre une longue pause au soleil.  

La voix féminine du groupe indé-folk Toy Fight a tracé un joli sillon dans le paysage musical ces dernières années. Folk, pop, peu importe le style qui désigne ses morceaux, ce que je retiens d’eux c’est qu’une fois que je les écoute je les ai dans la tête toute la journée. Parce que c’est aérien et poétique, mais tout en gardant quelque chose de bien rythmé. Comme l’attestent, parmi bien d’autres, les titres To Carry Many Small Things ou Sister.

La jeune chanteuse parisienne vient de remporter le prix jeune talent de la Fondation Lagardère et s’est produit récemment en 1ère partie du groupe américain de musique folk Beirut et de JP Nataf, chanteur des Innocents.

Tout cela n’est qu’un début…Après avoir fait un tour sur http://www.myspace.com/minatindle, vous en serez vous aussi sûrs et certains…

Un premier CD 2 titres est disponible sur http://www.lesboutiquessonores.com/

Lire avec l’autre, lire l’autre

Posted 26 novembre 2009 by audinette,etc.
Categories: L'Eboule à l'oeuvre

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En attendant un choix définitif de pièce (négociations en cours, bientôt terminées…!), la troupe continue des exercices pour faciliter le contact entre les comédiens et approfondir le travail d’improvisation.

Lors d’une dernière répétition, Victoria, qui a rejoint cette année le Conservatoire d’Art Dramatique du 7ème, a pu nous faire découvrir les exercices qu’elle pratique en cours.

Nous nous sommes alors prêtés au jeu des  »8 lectures », dont le principe consite à répéter des scènes en duo selon un mode de lecture bien précis. Chaque duo applique les 8 lectures pour une même scène choisie.

A chaque lecture, le texte est dicté aux 2 comédiens travaillant la scène par  par une 3 ème personne.

On se lance…!

- 1ère lecture: se dire le texte en dessinant l’autre (il est necessaire de prévenir d’emblée le partenaire de ses piètres talents de dessinateur pour éviter toute vexation…)

2è lecture: se dire le texte en chuchotant dans les bras l’un de l’autre

3è lecture: se dire le texte avec haine, en laissant monter une émotion de colère

- 4è lecture: alterner les 2, colère et chuchotement dans les bras, en fonction de son intuition et non en rapport direct avec le sens du texte

- 5è lecture: se dire le texte en laissant se balader, selon notre intuition, nos mains sur feuille blanche qui représente le plateau

- 6è lecture: se dire le texte collés contre un mur l’un à côté de l’autre, en ayant comme seules autorisations de mouvement de tourner la tête à gauche et à droite

- 7è lecture: idem, avec comme autre mouvement la possibilité de se placer derrière, à côté ou en face de l’autre

- 8è et dernière lecture: l’on se serre dans les bras pendant un petit moment, avant de se détacher pour se déplacer dans l’espace les yeux fermés

Après avoir effectuer ces 8 lectures, l’on s’apperçoit de tout ce que l’on a retiré de chacune d’elle sans même en avoir eu conscience.

Elles permettent d’abord un contact inédit à l’autre (nous avons peu l’habitude au sein de la troupe de nous parler en nous chuchotant dans l’oreille ou de faire se balader nos mains sur une feuille…) qui facilite l’approche de son partenaire de jeu et renforce une complicité essentielle pour l’interprétation des scènes.

Mais aussi elles permettent la prise de conscience des énergies qui circulent. Passer de la colère à la douceur en quelques instants dans la 4ème lecture, c’est éprouvant et en même temps cela amène à donner, prendre et redonner très vite ce que l’autre nous fait passer de lui.

Ce ne sont que quelques exemples de ce que l’exercice apporte. Il développe en tout cas une conscience de soi, une conscience de l’autre et une confiance en lui qui laisse l’ agréable sensation d’avoir construit ou développé un réel lien avec son partenaire de jeu.

On devrait organiser des lectures en  »free hug » dans l’espace public…

Ma soirée avec Suzanne

Posted 26 novembre 2009 by audinette,etc.
Categories: Les (trois) coups de coeur de l'Eboule, Sur les planches

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Laurence Février dans Suzanne, femme remarquable

Hier, j’ai passé la soirée avec une femme formidable.

Elle s’appelle Suzanne. Elle a partagé pendant une heure avec moi les moments importants de sa vie et les idées les plus fortes de sa pensée.

Suzanne, n’est pas une femme comme les autres. Elle a consacré son existence à réfléchir à la place des femmes dans la société, à la façon dont le droit devait mener à la parité, à l’inertie des politiques pris par l’urgence et l’obligation du court terme au détriment de projets dotés de sens. Elle s’est « ostracisée » par son engagement politique dans le parti communiste qui l’a portée et déçue, et ne se prive pas de foudroyer ceux n’allant pas au bout des convictions qu’ils sont sensés incarner (elle se réjouit que des femmes soit candidates à la présidence de la République, mais souligne qu’aucune n’a jamais mis sur la table la question de la parité alors que toutes ont fait campagne « comme si elles étaient des hommes »).

Suzanne nous donne l’envie. De s’engager, de s’opposer. « Les gens qui ne savent pas dire non sont morts ». Elle ne nous fait pas la leçon, mais nous insuffle bien au contraire une énergie qui nous mène à la nécessité de dire que nous avons tous quelque chose à défendre, maintenant et au quotidien.

Ce que m’a dit Suzanne hier, et ce qu’elle a dit à toute une salle, assise en face d’elle et la regardant droit dans les yeux, dépasse la question des femmes. Pour rejoindre celle de notre manque d’audace, notre habitude à suivre mécaniquement les règles imposées par la société, sans même les remettre en question ou, si l’on atteint cette étape, sans aller jusqu’à agir pour les faire évoluer.

Tout cela avec une envie de partage, une ironie et un humour créant irrémédiablement une profonde complicité entre elle et nous.

Laurence Février, comédienne qui donne vie à Suzanne, retrace mot pour mot dans la pièce – qu’elle a elle-même mise en scène – un entretien avec Francine Demichel, agrégée, professeure des universités émérite en droit public. Elle défend un « théâtre-documentaire » avec une vivacité, une liberté de parole et de pensée qui nous font dire que Suzanne n’est pas la seule femme remarquable de cette soirée.

Il vous reste encore 3 soirs pour rencontrer Suzanne à 21h au Théâtre du Lucernaire  !

53 rue Notre Dame des Champs dans le 6e à Paris.

Suzanne, femme remarquable

Plein tarif: 30€

Moins de 26 ans : 15€

Places à 18€ sur Billetreduc: http://www.billetreduc.com/30983/evt.htm 

Deadline: jusqu’à ce que la mort nous sépare de l’art

Posted 18 novembre 2009 by audinette,etc.
Categories: Dans les musées, Les (trois) coups de coeur de l'Eboule

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James Lee Byard

« En réaction aux traumatismes des guerres mondiales  et emportée par la recherche du progrès, la société occidentale a tenté d’occulter la question de la mort et sa visibilité. A partir des années 1980, l’apparition du sida modifie cette attitude. La prise de conscience soudaine d’une plus grande fragilité de la vie est alors ressortie, particulièrement dans le milieu « underground » et la scène culturelle ».

L’exposition commence par ceci. Et commence donc bien. Deadline,  se tenant actuellement au musée d’Art moderne de Paris, affiche la volonté de montrer en quoi l’approche de la mort a influencé  l’oeuvre de certains artistes.

Comment la maladie et la mort bouleversent la création. Les 12 artistes exposés semblent apporter à cette question une réponse bien différente. A travers peintures, installations vidéos, photographies, sculptures, on peut lire  la haine face à l’ineluctable (Absalon se mettant en scène dans des vidéos sur la colère et le combat),  la vivacité persistante (Hans Hartung et Joan Mitchell, utilisant pour contourner leur handicap de nouvelles techniques de création), l’amour et l’hommage à la perfection des formes de la vie (Robert Mapplethorpe, à travers des photos sublimant les sculptures et les natures mortes; et James Lee Byars, avec des oeuvres mettant à jour la mort comme « une idée esthétique faisant partie de la vie »).

D’autres oeuvres expriment une vision du corps modifiée (Hannah Villager et des instantanés-mosaïques de son propre corps à l’hôpital) ou encore la terreur et les mondes sombres (Jörg Immendorff et des toiles-collages  aux motifs macabres).

Chaque artiste apporte donc une apréhension singulière du sujet, positive ou angoissée, lumineuse ou obscure.

En soi, Deadline permet de penser la vie et de voir la façon dont la finitude est exorcisée par la création. Il y a forcement quelque chose d’intense qui ressort de toutes ces images qui naissent comme une réponse à la mort.

Le propos de l’exposition trouve cependant ses limites dans les pré-suppositions qui l’entourent. Trop peu d’oeuvres de chaque artiste sont présentées pour permettre de voir en quoi leur création a été bouleversée par l’approche de la mort; pour presentir une profonde rupture, s’il y en a. Le fait que la maladie modifie la perception et la production de l’artiste semble donc parfois partir d’un à priori pas si évident que cela et non d’un constat. Il reste alors un sentiment de manque perspective, qui aurait sans doute pu  être pallié par l’exposition d’un plus grand nombre d’oeuvres.

Quoique, face aux fameux mystères de la création, nous restons de toute façon, toujours, de simples mortels…

Diaporama à découvrir sur http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-05/exposition-deadline-la-mort-moteur-de-l-art/249/2/1386/0/

3 oeuvres commentées sur: http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/culture/art-plastique/trois-oeuvres-de-l-exposition-deadline-commentees_825878.html

Deadline

Musée d’Art Moderne de Paris

11 avenue du Président Wilson – 16e

16 octobre 2009 – 10 janvier 2010

Plein tarfi: 9€

Tarif réduit: 7€

Moins de 26 ans: 4,50 €